Droit de Rêver & Excellence Citoyenne
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« Répondre Présent dans le combat de la vie , une maxime que j'essaierai aussi longtemps que possible de mettre au service de la culture d'Excellence Citoyenne et de Tolérance transformée. C'est la mission de Gen'ABCD,accomplissons - la ensemble ».


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- Dr Succès MASRA, Président Fondateur de Gen'ABCD





Les ABCD du Président

   J’ai 30 ans quand Madiba s’en va ce 05 décembre 2013 et où on décide de créer Generation ABCD_ AnyBoDyCanDream, afin de perpétuer ce que nous pensons hériter de lui de plus précieux, «le droit de rêver et l’excellence citoyenne ».
   Je suis né « juste avant la première récolte des arachides» comme se repérait souvent ma grand-mère qui était illettrée. C’était le 30 août ; car dans ce Tchad agricole où j’étais né, les arachides se récoltaient souvent la première semaine de septembre. C’était donc un 30 août de cette année de 1983, dans un Canton au Sud du Tchad entre Moundou et Doba ; un canton qui s’appelle Béboni (pays du grand rêve, littéralement). J’ai commencé mes études à l’école officielle de ce Canton où la Scolarité coûtait à l’époque 200 FCFA (un peu moins de 1 dollar). Mais n’ayant pas la possibilité de payer cela (ma mère était élève encore ; mon père était allé faire ses études supérieures à Brazzaville au Congo et surtout mon oncle chez qui j’habitais trouvait qu’à 6 ans, j’étais encore trop petit pour aller à l’école).

   J’avais pourtant envie d’aller à l’école et il me semblait indispensable de trouver une alternative à la contrainte financière. J’ai dû faire vendre par ma grand-mère Anne SANGLAR, le reste des mils que j’ai récoltés dans les champs déjà récoltés par leurs propriétaires. En vendant au marché hebdomadaire du village (le marché de jeudi, je m’en souviens comme si c’était hier), cela a permis à ma grand-mère de récolter 500 FCFA. De ces 500 FCFA (1 dollar environ), j’ai dû payer 200 Fcfa de scolarité, 100 Fcfa pour acheter une ardoise noire, 100 Fcfa pour acheter 4 craies qui étaient de couleur Bleue, Jaune, Rouge et Blanche, et 100 Fcfa pour acheter les boulettes de viande que j’ai partagées avec mes copains à la veille de mes débuts d’école. Voir plus.

Le Grand jour vint…

   Le grand jour vint et je suis allé à l’école officielle de Béboni rejoindre les autres camarades qui avaient déjà commencé les cours il y a quelques semaines. Ce jour-là, mon maitre Mr Nodjilengar, appelle le nom juste avant le mien dans la liste d’élèves. L’élève étant absent, les autres camarades ont répondu « Absent ! ». Et puis j’entends mon nom « Masra Succès ». Spontanément, je réponds au Maître : « Absent ! ». C’est alors que j’entends un ricanement de presque toute la salle à la suite de ma réponse. Je me suis senti complètement perdu soudain en me demandant au fond de moi qu’ai-je fait de honteux, de ridicule pour mériter un tel ricanement ? Dans ce village, la langue de communication, ce n’était pas celle de Molière, c’était la langue Sara natale. C’est à l’école que j’allais commencer à apprendre mes premiers mots de Français comme première langue étrangère. Alors les mots français « absent » et « présent » ne signifiaient pas grand-chose dans mon jeune esprit. Mes camarades, plus anciens que moi, ont éclaté de rire…se foutant ainsi de mon ignorance juvénile. Mais mon Instituteur qui, depuis, est devenu un très grand ami, est venu vers moi et m’a expliqué dans ma langue, et très calmement : « Succès, quand tu es là, tu dis « Présent » et « Absent c’est pour ceux qui ne sont pas là ». Alors je lui ai dit merci Maître tout en lui promettant que désormais «Chaque jour, je répondrai présent » !

Chaque jour, je répondrai présent !.....

   Ce maître venait ainsi de me donner la première leçon de vie : avoir confiance en soi et répondre présent dans la vie. Ce que je venais de dire à mon maître, c’était devenu une maxime de ma vie et je m’étais retrouvé 1er de ma classe cette même année de cours Préparatoire 1, malgré le retard que j’ai accusé au début.

   C’est cette maxime qui m’a accompagné à sauter la classe de Cours moyen 2 et à réussir le concours d’entrée au Collège Charles Lwanga de Sarh, un véritable pôle d’excellence dans le milieu académique tchadien. J’y ai fréquenté jusqu’en terminale C en ayant été Rédacteur en chef du Journal de ce Lycée (le Journal LUEUR). Puis j’ai réussi le concours sous régional d’entrée à l’Université Catholique d’Afrique Centrale de Yaoundé où j’ai fini major de ma promotion. Je répondrai Présent, c’est cette maxime qui m’a accompagné à l’Université Catholique de Lille pour mon DEA que j’ai toujours considéré encore comme un autre combat sur le long chemin de la réussite académique. Je répondrais présent, cette maxime de vie m’a permis de me battre pour intégrer l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et l’Ecole Doctorale d’Economie de la Sorbonne ; ces écoles de référence sur le chemin du « rendez-vous du donner et du recevoir » de Léopold Seddar Senghor.

   Je répondrai présent ,c’est cette maxime qui m’a accompagné à me battre pour devenir, à 26 ans, le plus jeune Fonctionnaire International entrant à la Banque Africaine de Développement. Moi qui en quittant mon village natal Béboni, ne pouvais pas espérer autant si je me contentais de regarder dans le rétroviseur de mes conditions initiales de précarité matérielle et sociale ou de handicap initial.

   C’est cette maxime, « je répondrai présent dans la vie » qui m’accompagne dans les multiples initiatives pendant lesquelles j’essaie d’être utile, utile à une plus grande communauté d’Hommes. Oui je l’ai gardée comme ma colonne vertébrale, à l’association des diplômés de Sciences Po pour l’Afrique, à l’African Business Club ou encore à l’Entepreneurship for Africa et aujourd’hui comme fonctionnaire international travaillant dans le financement du développement de l’Afrique à travers des projets concrets. C’est cette maxime que j’essaie de partager depuis 10 ans avec les jeunes du Centre de Ressources pour Jeunes Aveugles (CRJA), en les incitants à « répondre présent dans le combat de la vie », peu importent les conditions initiales et les handicaps initiaux !

   C’est cette maxime que je compte mettre humblement au service de Génération AnyBodyCanDream que j’ai l’honneur de cofonder et de Présider, pour que chacun puisse avoir le droit de rêver et promouvoir l’excellence citoyenne ;

   Génération ABCD pour Agir, Bâtir et Construire le Droit de rêver. Nous voulons ici réunir les énergies pour Agir, Bâtir et Construire le Développement pour tous.

   Génération AnyBodyCanDream pour partager et inspirer sur le combat de la réussite personnelle, mais aussi de l’excellence citoyenne et de l’utilité sociale pour les autres et pour la société.

   C’est cette maxime que j’essaierai, demain encore, avec toutes les forces, de mettre au service d’une plus grande communauté d’Hommes pour que partout dans notre monde, nous partagions l’idée et la conviction profonde « qu’on ne voit bien qu’avec le cœur ». Telle est la mission de Gen’ABCD, accomplissons-la ensemble !

signature

Le président, Dr Succès MASRA



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  Tableau de Bord

Activités à venir

Lancement du livre Les Héritiers de Madiba au Global Leadership Programme (Washington)

  • juin 2016
Participation de quelques membres de Gen'ABCD au Young African Leadership Programme aux USA

  • avril et septembre 2016
Participation du Président Fondateur au Desmond TUTU Leadership Programme (Oxford Business School and South Africa )



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